Back to the Future !

Dijon, en 1900, vous vous souvenez ? 😉

En un peu plus d’un siècle, la capitale bourguignonne a bien changé ! Gares, usines, grands magasins, revivez cinq lieux incontournables qui ont marqué la vie dijonnaise au XIXème et XXème siècles.

La Villa Pernot

En passant dans la rue Courtépée, vous avez sûrement déjà aperçu un bâtiment résidentiel coloré à l’architecture atypique, dont le nom « Villa Pernot » est gravé sur la façade principale. Vous êtes devant l’ancienne biscuiterie Pernot, qui, au XIXème siècle occupait tout le quartier !

A la fin du XIXème siècle, le couple Auguste Pernot et Rosalie Gille crée une entreprise familiale de fabrication de moutarde et de biscuits. Ils installent d’abord leurs usines rue Devosge pour s’élargir sur les rues alentours. En 1899, ils construisent un hall d’expédition rue Courtépée. Briques claires et foncées, linteaux colorés… Bref, un bâtiment typique de la Belle Epoque ! Et sur la gauche, une grand tour d’une vingtaine de mètres, utilisée à l’époque comme château d’eau en cas d’incendie.

 

villa pernot

Avant : © dijon1900.blogspot.fr / Aujourd’hui : © M. ABRIAL @ Côte-d’Or Tourisme

La biscuiterie Pernot a connu ses heures de gloire en vendant ses petits biscuits, petits-beurres, macarons… partout dans le monde ! Elle a définitivement fermé ses portes au milieu du XXème siècle. Mais elle reste dans le patrimoine dijonnais notamment grâce aux nombreuses affiches publicitaires !

affiches biscuiterie pernot

© dijon1900.blogspot.fr

La gare du tacot

Le tramway a Dijon…Une longue histoire puisqu’en 1895 il exsitait déja ! Et il ne desservait pas seulement la capitale des Ducs. Il vous baladait partout en Côte-d’Or (voire plus) : Beaune et l’arrière-côte, Champlitte par Fontaine-Française, Aignay-le-Duc… C’était un peu le train régional de l’époque, en un peu plus lent…

gare principale du tacot

Avant : © dijon1900.blogspot.fr / Aujourd’hui : © N. AOMAR @ Côte-d’Or Tourisme

Le tramway, dit « le tacot », a été lancé en 1895. La gare principale se situait alors au 16-18 boulevard de Sévigné, entre le pont de l’Arquebuse et le jardin Darcy. Le bâtiment abrite aujourd’hui la Mutualité Française bourguignonne.

tramway collage avant apres

La maison à colombages rouges de la place François Rude

Cette maison, aujourd’hui considérée comme un lieu emblématique de la Cité de Ducs, n’a pas toujours été aussi…dépouillée ! Au XIXème siècle, elle était recouverte de publicités en tout genre, un peu comme à Picadilly Circus à Londres…

 

maison à colombages rouges _ place françois rude

Avant : © dijon1900.blogspot.fr / Aujourd’hui : © R. KREBEL @ Côte-d’Or Tourisme

Depuis,  la maison a tout de même bien changé. Les publicités ont été retirées pour mettre en valeur la belle façade à colombages rouges et c’est le restaurant « Au moulin à vent » qui occupe désormais les lieux en proposant de la gastronomie locale.

 

Au Pauvre Diable

Que trouve-t-on au 51 rue de la Liberté ? Le magasin de vêtements d’une grande marque, certes ! Mais en levant  les yeux sur la façade du bâtiment on peut lire ce nom assez inquiétant « Au Pauvre Diable ». Non, ce n’est pas le nom d’un ancien bistrot de quartier mais bien celui d’un grand magasin du XIXème et XXème siècles. De tels noms de boutiques n’étaient pas rares pour l’époque. Elles ciblaient en fait une clientèle peu fortunée. Pouvoir se vêtir pour pas cher, c’était du luxe ! Vous pouviez donc tomber sur des noms comme « Au gagne Petit » ou encore « Aux quat’sous ».

 

au pauvre diable au 19ème siècle

© dijon1900.blogspot.fr

Le bâtiment a été construit en 1875 par Georges Gérault, un ancien chef du rayon du Printemps parisien. Une référence du commerce ! Il fait inscrire sur la façade la devise du magasin : « omnia labore » (« tout s’obtient par le travail »). Il sera le premier grand magasin de la ville !

En 1924, l’édifice actuel avec sa tour d’angle est construit dans un style Art Déco. On peut toujours admirer l’imposant dôme habillé d’ardoise et agrémenté d’un « œil de bœuf ». La façade du « Pauvre Diable » est très inspirée de celle du « Bon Marché » de Paris.

 

au pauvre diable

Avant : © dijon1900.blogspot.fr / Aujourd’hui : © A. HERNANDEZ @ Côte-d’Or Tourisme

Au XXème siècle, on pouvait emprunter le bel et imposant escalier pour accéder aux étages et jeter un œil sur le rez-de-chaussée depuis les balcons. Le grand escalier a été remplacé par des escalators, plus pratiques mais moins élégants… Le magasin a d’ailleurs servi de décor pour le film « Vaudeville », avec Roland Giraud et Guy Marchand tourné en 1986 !

L’enseigne « Au Pauvre Diable » qui a fait les beaux jours des Dijonnais a fermé ses portes en 1999..

 

intérieur au pauvre diable

© dijon1900.blogspot.fr

L’Alhambra

Que peut bien cacher cette immense affiche publicitaire place de la République ? Un terrain vague ? Un chantier ? Non , un cinéma…enfin un ancien cinéma : L’Alhambra.

 

alhambra

Avant : © dijon1900.blogspot.fr / Aujourd’hui : © M. ABRIAL @ Côte-d’Or Tourisme

Ouvert en 1919, il ne comporte qu’une seule salle et devient l’un des cinémas les plus réputés de la ville par sa programmation. Il diffuse en effet les meilleures productions hollywoodiennes ! Puis les multiplexes arrivent et comme un grand nombre de salles, l’Alhambra s’éteint peu à peu. Il finit même par ne diffuser que des films érotiques ou de karaté… Il ferme définitivement ses portes en 1978, laissant derrière lui une salle avec un beau balcon à l’italienne (que l’on peut encore voir aujourd’hui !).

intérieur cinéma alhambra

© dijon1900.blogspot.fr

La rumeur de sa réouverture court régulièrement… Alors affaire à suivre ?

Vous voulez en savoir plus sur le Dijon d’antan ?

Jetez un œil sur ce très bon site qui vous immerge totalement dans l’atmosphère dijonnaise du siècle précédent.

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